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- Picturesque Quebec - 100/132 -chantiers il est évident qu'ils dureroient plus longtems. Dans la démolition de ceux qui ont été condamnés en France, on a reconnu que les bordages s'etoient bien conservés, et qu'ils étoient aussi bons que ceux qu'on tire de Sède; mais que les membres en étoient pourris. Est-il étonnant que les bois tords pris à la racine d'arbres qui avoient le pied dans l'eau qu'on n'a pas eu attention de faire sécher à couvert, s'échauffent quand ils se trouvent enfermés entre deux bordages? Je ne vois donc pas que les raisons alléguées centre les vaisseaux de Québec soient suffisantes pour en faire cesser la construction. Je dis plus, que le Roy fait en Canada, celle de la construction me paroit la plus nécessaire, et celle qui peut devenir la plus utile. Tout esprit non prévenu sera forcé de convenir qu'on y fera construire des vaisseaux avec plus d'économie que dans les ports de France, toutes les fois qu'on ne confondra pas d'autres dépenses avec celles de la construction. D'ailleurs, il est important qu'il y ait à Québec un certain nombre de charpentiers et de calfats; il en manque aujourd'hui, malgré ceux que le Roy entretient; et lorsque les particuliers en ont besoin au printems, ils n'en trouvent point; un calfat se paye six francs pour une marée. J'avoue qu'alors tous les travaux de cette espèce sont pressés; mais ordinairement un charpentier gagne trois à quatre francs par jour avec les particuliers. Indépendamment de l'intérêt des particuliers, les vaisseaux qui viennent à Québec, ont quelques fois besoin d'un radoub, et dans le nombre des navires marchands, il y en a toujours quelqu'un qu'il est nécessaire de radouber par des accidents arrivés dans la traversée. Si le Roy faisoit cesser ici la construction de ses vaisseaux, tous les ouvriers qui y sont employés seroient forcés d'aller chercher du travail ailleurs. Enfin, on a besoin en Canada de petits bâtiments pour les postes de la pêche, pour le commerce de Québec, à Montréal, pour le cabotage de la rivière, pour la traite à Gaspé et à Louisbourg; et cette partie de la construction est si fort négligée ici, que les Anglois de ce continent fournissent une partie des bâtimens pour la navigation dans l'intérieur de notre Colonie. Ce n'est pas que leurs bois sont meilleurs, ou leurs bâtimens mieux construits que les nôtres, mais ils les donnent à meilleur marche. Aussi voyons-nous dans toutes nos places maritimes des navires marchands construits dans la Nouvelle-Angleterre. Loin donc de prendre le parti d'abandonner la Construction royale, parti préjudiciable à la Colonie, et j'ose dire à l'État, il seroit nécessaire non-seulement que le Roy continuât à faire construire des vaisseaux en Canada, mais encore qu'il encourageât des entrepreneurs pour la construction de bâtimens marchands. La gratification de vingt francs par tonneau, accordée aux particuliers qui feroient passer en France des bâtimens construits en Canada, ne suffroit pas aujourd'huy pour les engager à cet égard dans des entreprises d'un certaine considération; la main d'oeuvre est hors de prix, et les entrepreneurs seraient forcés de faire venir de France les voiles, cordages et autres agrès. Il faudroit, indépendamment de la gratification, que le Roy fît passer à Québec une partie de ses agrès, et qu'il les donnât aux entrepreneurs à un prix raisonnable: il faudroit en outre qu'il leur procureroit un frêt pour les bâtimens qu'ils envoyeroient en France, et il le leur procureroit en ordonnant qu'on reçut dans ses ports les planches, bordages, merrains, plançons de chêne, mâtures et autres articles de cette espèce, dont ces bâtimens seroient chargés, au même prix qu'il les paye aux fournisseurs qui tirent tous ces articles de l'étranger; en prenant ces mesures, le Canada fourniroit les bâtimens nécessaires pour le commerce intérieur de la Colonie, dispenseroit la France d'avoir recours aux Anglois pour les navires qui manquent à son commerce en Europe, et que les Anglois construisent dans le même continent où nous avons de si vastes possessions; les mâtures du Canada, estimées autant que celles que nous tirons du Nord à grands frais, ne seroient pas pour nous en pure perte; ces exploitations devenant considérables, faciliteroient la culture des terres, en désertant des cantons qui, peut-être, ne le seront jamais; enfin cette construction, établie sur le pied où on le propose, coûteroit sans doute, au Roy; mais cette dépense, sagement économisée, feroit partie de celles que nous avons dit être nécessaires pour la balance du commerce de cette Colonie avec la France." I have furnished elsewhere, a sketch and a tabular statement showing the gradual progress in ship-building, under French Rule and under English Rule, from 1787 down to 1875.--_Vide_ QUEBEC PAST AND PRESENT, page 434-9.
[_See page 219._] _THE CONQUEST OF NEW YORK._ "Louis XIV," says Parkman, "commanded that eighteen thousand unoffending persons should be stripped of all they possessed, and cast out to the mercy of the wilderness. The atrocity of the plan is matched by its folly. The King gave explicit orders, but he gave neither ships nor men enough to accomplish them; and the Dutch farmers, goaded to desperation, would have cut his sixteen hundred soldiers to pieces." [342] "Si parmy les habitans de la Nouvelle-York il se trouve des Catholiques de la fidélité desquels il croye se pouvoir asseurer, il pourra les laisser dans leurs habitations, après leur avoir fait prester serment de fidélité à Sa Majesté.... Il pourra aussi garder, s'il le juge à propos, des artisans et autres gens de service nécessaires pour l'a culture des terres, ou pour travailler aux fortifications, en qualité de prisonniers.... Il faut retenir en prison les officiers et les principaux habitans desquels on pourrat retirer des rançons. A l'esgard de tous les autres estrangers (_ceux que ne sont pas Français_), hommes, femmes et enfans, sa Majesté trouve à propos qu'ils soient mis hors de la Colonie et envoyez a la Nouvelle Angleterre, a la Pennsylvanie ou en d'autres endroits qu il jugera à propos par mer ou par terre, ensemble ou séparément le tout suivant qu il trouvera plus seur pour les dissiper et empescher qu en se réunissant ils ne puissent donner occasion à des entreprises contre cette Colonie. Il envoyera en France les Français fugitifs qu'il y pourra trouver et particulièrement ceux de la Religion Prétendue-Reformée (_Huguenots_)--(New York Col. Docs. IX 422) _Vide--Le Roy à Denonville, 7 juin 1689 le Ministre à Denonville, même date, le Ministre à Frontenac, même date ordre du Roy à Vaudreuil, même date le Roy au Sieur de la Coffinère; même date, Champagny au Ministre, 16 Nov. 1689_
_COPY OF THE EPITAPH PREPARED BY THE ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS AT PARIS FOR THE MARQUIS OF MONTCALM'S TOMB._ Leave was asked by the French Government to have the marble tablet, on which this epitaph was inscribed, sent out to Quebec, and granted by the English Government (_Vide_ William Pitt's Letter, 10th April, 1761). This inscription, from some cause or other, never reached Quebec. EPITAPH Hic jacet Utroque in orbe aeternum victurus, LUDOVICUS JOSEPHUS DE MONTCALM GOZON Marchio Sancti Verani, Baro Gabriaci, Ordinis Sancti Ludovici Commendator, Legatus Generalis Exercituum Gallicorum Egregius et Civis et Miles, Nullius rei appetens praeterquam verae laudis Ingenio felici et literis exculto Omnes Militiae gradus per continua decora emensus, Omnium Belli Artium, temporum, discriminum gnarus, In Italia, in Bohemia, in Germania Dux industrius Mandata sibi ita semper gerens ut majoribus par haberetur, Jam clarus periculis Ad tutandam Canadensem Provinciam missu Parva militum manu Hostium copias non semel repulit, Propugnacula cepit viris armisque instructissima Algoris, mediae, vigiliarum, laboris patiens, Suis ucice prospiciens immemor sui, Hostis acer, victor mansuetus Fortunam virtute, virium inopiam peritia et celeritate compensavit, Imminens Coloniae fatum et consilio et manu per quadriennium sustinuit Tandem ingentem Exercitum Duce strenuo et audaci, Classemque omni bellorum mole gravem, Mulitiplici prudentia diu ludificatus Vi pertractus ad dimicandum, In prima acie, in primo conflictu vulneratus, Religioni quam semper coluerat innitens, Magno suoram desiderio, nec sine hostium moerore, Extinctus est Die XIV. Sept, A. D. MDCCLIX. aetat. XLVIII. Mortales optimi ducis exuvias in excavata humo, Quam globus bellicus decidens dissiliensque defoderat, Galli lugentes deposuerunt, Et generosae hostium fidei commendarunt _The Annual Register for 1762._
_THE FRENCH REFUGEES OF OXFORD, MASS._ An elegantly printed volume has just issued from the press of Noyes, Snow and Co., Worcester, Mass, from the pen of George F. Daniels, containing a succinct history of one of the earliest Massachusetts towns--the town of Oxford; we think we cannot introduce it to the reader more appropriately, than in the words of Oliver Wendell Holmes, whose graceful introduction prefaces the volume. Oliver Wendell Holmes to George F. Daniels:--"Of all my father's historical studies," says the Autocrat of the Breakfast-table, "none ever interested me so much as his 'Memoir of the French Protestants who settled at Oxford, in 1686,'--all the circumstances connected with that second Colony of Pilgrim-Fathers, are such as to invest it with singular attraction for the student of history, the antiquary, the genealogist. It carries us back to the memories of the massacre of Saint Bartholomew, to the generous Edict of Nantes, and the gallant soldier-king, who issued it; to the days of the Grand Monarque, and the cruel act of revocation which drove into exile hundreds of thousands of the best subjects of France-- among them the little band which was planted in our Massachusetts half- tamed wilderness. It leads the explorer who loves to linger around the places consecrated by human enterprise, efforts, trials, triumphs, sufferings, to localities still marked with the fading traces of the strangers who, there found a refuge for a few brief years, and then wandered forth to know their homes no more. It tells the lovers of family history where the un-English names which he is constantly meeting with-- Bowdoin, Faneuil, Sigourney--found their origin, and under what skies were moulded the type of lineaments, unlike those of Anglo-Saxon parentage, which he finds among certain of his acquaintance, and it may be in his own family or himself. And what romance can be fuller of interest than the story of this hunted handful of Protestants leaving, some of them at an hour's warning, all that was dear to them, and voluntarily wrecking themselves, as it were, on this shore, where the savage and the wolf were waiting ready to dispute possession with the feeble intruders. They came with their untrained skill to a region where trees were to be felled, wild beasts to be slain, the soil to be subdued to furnish them bread, the whole fabric of social order to be established under new conditions. They came from the sunny skies of France to the capricious climate where the summers were fierce and the winters terrible with winds and snows. They left the polished amenities of an old civilization, for the homely ways of rude settlers of another race and language. Their lips, which had shaped Previous Page Next Page 1 10 20 30 40 50 60 70 80 90 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 110 120 130 132 |
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